Arrêt cardiorespiratoire et défibrillateurs automatiques accessibles au public

L’arrêt cardiorespiratoire est généralement dû à un dysfonctionnement de l’activité électrique du cœur. Il est fréquemment associé à un rythme cardiaque anormal appelé fibrillation ventriculaire, correspondant à la contraction rapide, désorganisée et inefficace des ventricules cardiaques. La victime perd très rapidement connaissance, la plupart du temps sans alerte préalable.

Chaque année, il fait en France des milliers de victimes, et les chances de survie dans notre pays étaient jusqu’à présent très faibles, de l’ordre de 4%. Les principales causes de ce mauvais chiffre sont : une alerte tardive ou incomplète, le manque de formation de la population aux gestes de réanimation et l’absence de défibrillateur à proximité.

Les manœuvres de réanimation permettent de maintenir l’organisme oxygéné, mais leur efficacité est limitée dans le temps. La seule façon de survivre à l'arrêt cardiorespiratoire est de le traiter par défibrillation, un choc électrique appliqué au cœur qui permet de rétablir un rythme cardiaque normal. Ce choc doit être administré dans les minutes qui suivent l'arrêt cardiorespiratoire.

Le défibrillateur

L’application du choc électrique au cœur est effectuée à l’aide d'un défibrillateur automatisé externe (DAE) qui enregistre et analyse le rythme cardiaque, puis délivre un choc électrique si nécessaire.
L’appareil portatif est équipé de deux électrodes autocollantes à disposer sur la poitrine de la victime. Il n’y a pas de danger pour le sauveteur qui ne touche pas à la victime.

Ces appareils simples d’utilisation peuvent être mis en œuvre par tout témoin d’un arrêt cardiaque. L’utilisateur est guidé par des instructions vocales (l’appareil parle) à travers les étapes simples de la défibrillation. Il présente également des pictogrammes explicites.


Objectifs

Des vies peuvent être sauvées grâce à l’utilisation généralisée de défibrillateurs automatiques, qui permettent de faire gagner de précieuses minutes de vie à la victime en attendant les secours.
L’association d’une réanimation immédiate et d’une défibrillation précoce améliore considérablement les chances de survie, jusqu’à 40%. Par ailleurs, cela permet une meilleure prise en charge par l’équipe médicale, ce qui réduit les séquelles et améliore les chances de survie à long terme.

Actuellement, les DAE équipent tous les services de secours publics et tous les dispositifs de secours tenus par les associations de sécurité civile. Ils ont désormais vocation à se multiplier dans les lieux publics, en particulier ceux fortement fréquentés (centres commerciaux, halls de gare, aéroports, avions, trains) ou présentant un risque particulier (établissements scolaires ou accueillant des personnes âgées, stades et complexes sportifs).


Formation

Pour donner à ce nouveau dispositif sa pleine efficacité, une sensibilisation très large de la population à l’utilisation des défibrillateurs et aux gestes qui sauvent est nécessaire. Dans cette optique, l'utilisation du défibrillateur est incluse depuis le 1er août 2007 dans la nouvelle formation PSC1 (ancien AFPS). Dans l'attente de sa systématisation programmée, nous recommandons vivement à toutes les personnes engagées dans des activités à risque de suivre cette formation. En effet, elle seule permet d'acquérir certains réflexes et le minimum de culture secouriste nécessaire à une bonne prise en charge de la victime.

La FFSS organise régulièrement des actions de sensibilisation auprès du grand public comme en milieu scolaire, dans le cadre de campagnes nationales, d’évènements particuliers ou à la demande particulière d’établissements.
Enfin, elle apporte aux municipalités structures privées qui envisagent de s'en équiper des conseils en particulier sur le déploiement d'un réseau de DAE efficace sur leurs différents sites.